SIA est-il une secte ?
Non. SIA n'est pas une secte ! C'est un groupe d'entraide.
Chacun a la possibilité de rentrer et sortir quand il le veut et il n'y a pas d'engagement financier. Les responsabilités sont partagées. Il n'y a pas de gourou. Les responsables légaux de l'association sont élus chaque année. Chaque groupe est autonome.
Les services sont assurés bénévolement.
Une contribution volontaire permet de couvrir les frais de location de salle et d'intendance (thé, café...).
Notre démarche n'exclut en rien d'autres démarches synergiques comme la psychothérapie par exemple.

Y a-t-il des professionnels qui exercent à SIA ?
Non. Si des professionnels assistent à des réunions, c'est en tant que survivants eux-mêmes ou en tant que pro-survivants.
Au cours des réunions on ne commente pas les témoignages des autres participants.

Puis-je venir accompagné(e) ?
Oui. Si la personne qui vous accompagne vous aide régulièrement et vous soutient, tel un ami, un membre de la famille ou un conjoint. Nous appelons ces personnes les "pro-survivants".
Elles sont admises en réunion à partir du moment où elles en acceptent les principes et notamment l'anonymat.

J'habite dans ou près d'une grande ville mais il ne s'y trouve pas de réunion SIA, que puis-je faire ?
Pourrais-je y monter moi-même un groupe SIA ?
Mettre en place vous-même un groupe SIA dans une ville qui en est dépourvue serait rendre un très grand service aux survivants de cette région et constituerait un puissant outil de rétablissement pour vous-même.
C'est peut-être moins compliqué que vous ne le croyez. Contactez-nous à ce sujet : contact@sia-france.org

Vous pouvez aussi participer à nos réunions audio sur internet.
Doit-on croire en Dieu pour venir à SIA ?
La question de la croyance ramène souvent à une autre question : "Qu'est-ce que Dieu ?"
A cela, SIA n'apporte pas de réponse et ne souhaite pas en apporter.
SIA n'est pas une religion, même si la dimension spirituelle y est présente.
Les 12 étapes de SIA font référence à une "Puissance Supérieure Aimante" dont chacun se fait sa propre idée.
Pour certains c'est le Dieu de la religion dans laquelle ils ont été éduqués, pour d'autres ce peut-être la force de l'univers en expansion.
Cette Puissance Supérieure est la conscience même du groupe et celle qui nous porte de la même façon que cela peut se produire pour des personnes qui se réunissent avec conviction autour d'un projet ou d'un idéal commun.
La seule prière que la plupart d'entre nous prononce est celle de la sérénité :

Donne-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux pas changer,
le courage de changer celles que je peux
et la sagesse d'en connaître la différence.

Comme vous pourrez l'entendre dans nos réunions : "Prenez ce que vous voulez, laissez le reste."

Une personne qui a commis des actes abusifs envers des enfants peut-elle venir en réunion ?
Si une personne a perpétré l'inceste ou l'abus sexuel alors qu'elle était âgée de 15 ans ou plus, elle ne peut pas venir en réunion.
Il existe des groupes de paroles et des associations spécifiques pour les personnes dans ce cas.
Par contre, si cette personne a participé à des contacts sexuels avec des enfants alors qu'elle était âgée de moins de 15 ans et sous l'influence directe ou indirecte d'adultes abuseurs, elle n'est pas considérée comme un abuseur et peut faire partie de SIA.
(Cette limite et cette disposition ont fait l'objet, au sein de SIA, d'un débat au niveau mondial).

L'anonymat est-il garanti ?
L'anonymat est au centre de nos principes. Il est bien précisé à chaque réunion que tout ce qui y est dit doit rester strictement confidentiel.
Chacun s'engage à respecter cela ainsi que l'ensemble de nos traditions énoncées à chacune de nos réunions.

Comment se déroule une réunion ?
Le mieux pour le savoir, et apprécier l'effet d'une réunion sur vous, est bien de s'y rendre...
Vous y serez chaleureusement accueilli(e).
Quelques mots cependant :
Les réunions suivent un schéma régulier. Le rôle de modérateur est assuré à tour de rôle et sur la base du volontariat par un membre du groupe ayant déjà assisté à plus de six réunions.
Un document, le guide de modération permet de suivre le fil conducteur. Les textes fondateurs sont lus par le modérateur et par les participants.
Après quoi, chacun est amené à se présenter (un prénom suffit) comme survivant ou pro-survivant de l'inceste.
Un thème est ensuite proposé par le modérateur. Chacun est alors libre de s'exprimer sur ce thème ou en dehors de celui-ci en respectant certaines règles (temps de parole, éviter de s'adresser directement à une autre personne...).
Personne n'est obligé de prendre la parole pendant ce temps de partages individuels qui constitue l'essentiel de la réunion.
En fin de réunion, une collecte anonyme est faite pour couvrir les frais de location de salle et d'intendance (thé, café...).
Les nouveaux venus, lors de leur première réunion, sont invités. Le modérateur clôt la réunion avec un dernier texte et ceux qui le souhaitent se rassemblent pour la prière de la sérénité.
Bien souvent, certains des participants poursuivent ensuite la réunion, de façon informelle.